André Daguin

Daguin, puis Michelin, et le tapin…

Je me souviens de cette soirée de juillet. C’était en 2014. J’étais encore meurtri par le lapin que mon père m’avait posé au réveillon précédent. Par d’autres lapins aussi, immunisés semble-t-il contre la myxomatose, pas la vérole. C’était à l’orée de la Gascogne, rive de Garonne*, Auvillar. Castañuelo, Andalou des campagnes de Cadix sacrifié à …

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Le Sud de demain ?

C’est un temps que les moins de vingt ans n’ont pas pu connaître. Les 90’s. Les 90’s pinardières. Il n’y était pas question de Jura, de blancs orangés, de rouges clairets. Pour faire sérieux, il fallait causer bordeaux, de préférence avec l’accent de Monkton, en trimballant négligemment le WA (prononcez dabeulyouheï) dans son baise-en-ville. On envisageait de se montrer aux primeurs sans …

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Dis moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu bois.

L’idée de cette chronique m’est venue en admirant la merveilleuse nature morte (morte, vraiment !) du buffet offert par un puissant propriétaire bordelais, récemment passé à l’agriculture biologique. Tomates en plastique, fraises en bois, saucisson plus rouge que nature… je ne sais pas pourquoi, j’ai eu comme un doute sur la sincérité de sa bruyante …

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Recette pour chasser les importuns.

Pour six Gascons*, prendre trois kilos de gras-double** et un pied de veau. Le pied, à l’eau froide, dans une grosse marmite. À ébullition, gros sel de Gruissan (celui à l’horrible emballage***) ou d’ailleurs, poivre en grains, thym, laurier, pointe de quatre-épices. Une heure plus tard, ajouter la tripe découpée, mais pas trop. Il faut …

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Interdit aux snobs (bis)

Vous savez, je crois que j’en ai marre du vin. Qu’il m’ennuie profondément. Oh, pas le produit en soi, surtout pas! Vivant de nouveau en terre vigneronne, déjeunant, dînant « à la française », j’ai même renoué avec sa fréquentation quotidienne, et je ne m’en porte que mieux. Mais, franchement, je supporte de moins en moins l’espèce …

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Le terroir-caisse rend la monnaie.

Après l’aillet, le poireau de vigne, la fleur d’amandier, l’asperge est un des symboles de la renaissance de la Nature. Celles-ci, encore frêles sont les premières de la saison. « En retard ! » trancheront les foodistes speedés* qui ce matin courent déjà acheter leurs premières fraises de la saison. Il faut savoir qu’ici, la dame du …

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Peut-on encore (raisonnablement) boire du bourgogne ?

Que n’a-t-on dit, écrit, chanté sur les méchants Bordelais? Coupables, d’une façon quasi intra-utérine, d’avoir vendu leur âme (en ont-ils vraiment une?…) au Diable, au Grand Kapitaaal, aux Illuminatis. Pendant quinze ans, il fallait conspuer l’infamie de ces vils marchands, l’opposant à l’insigne vertu des paysans bourguignons aux mains calleuses, sortes de Chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, …

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Clichés pinardiers.

Flaubert se serait délecté du Mondovino qui a lui seul mériterait un second tome de son Dictionnaire des idées reçues. Aimablement colportées par un subtil cocktail de paresse intellectuelle, d’ignorance entretenue et de marketing épicier, elles y ont généralement force de loi. Jusqu’à ce que la mode passe, et qu’un bêtise « plus moderne » chasse l’autre. L’axiome précédent …

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Optimisme.

L’époque est au simplisme. On vous avait prévenu il y a dix ans, quand le Monde, victime des orgies boursières et d’une boulimie organisée d’endettement public, privé, s’enfonçait dans une crise qui immanquablement aller rappeler aux plus clairvoyants, aux plus instruits que décidément, ce n’était pas mieux avant. Surtout dans les années trente. Les pauvres …

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